Les balcons et terrasses font bondir les prix de l’immobilier après le confinement

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Les balcons et terrasses font bondir les prix de l’immobilier après le confinement

 

Le confinement aura eu un effet inattendu sur le marché de l’immobilier. Après cette période, les Français ont eu besoin d’un accès extérieur. Au point que les balcons et terrasses ont fait grimper les prix dans certaines villes. Qu’en est-il aujourd’hui ? Décryptage.

Immobilier : le confinement a engendré de nouveaux critères de recherche

La crise du coronavirus a totalement rebattu les cartes du marché de l’immobilier français, forçant par exemple, les professionnels du secteur à revoir leurs méthodes de travail, notamment pour s’adapter à la vente à distance.

Les prix de l’immobilier ont eux aussi été impactés durant cette période. La présence d’un accès extérieur, comme un balcon, un jardin ou une terrasse, a fait grimper les prix des biens immobiliers en ville de + 8,8 % en moyenne et ce, dans les 11 plus grandes villes françaises, selon une enquête signée Meilleurs Agents en mai 2020.

« Auparavant, le fait de disposer d’un balcon ou d’une terrasse était bien sûr un bonus, mais l’absence d’un extérieur n’était pas un facteur rédhibitoire à l’achat. Aujourd’hui, cela devient un critère de recherche déterminant. », expliquait Thomas Lefebvre, Directeur scientifique de la plateforme Meilleurs Agents au Parisien, en mai 2020.

Cet attrait pour les espaces extérieurs s’explique par le fait que de nombreux Français ont souffert du confinement. Selon l’Insee, 5 millions de personnes ont vécu cette période dans un logement surpeuplé, et près d’un tiers étaient dans des appartements sans accès extérieur.

Demandes d’extérieur : un engouement qui ne se dément pas

L’espace vert, une lubie passagère ? En 2026, la demande d’extérieur est toujours un critère clé de recherche pour les Français !

Les professionnels pensaient que cette envie de verdure était directement liée à la crise sanitaire et que cette tendance passerait… il n’en est rien !

Avec le développement du télétravail et l’importance croissante du bien-être, sans oublier le besoin de luminosité, avoir un extérieur est plus important que jamais.

Balcons, terrasses : vers une hausse des prix

Évidemment, qui dit espace extérieur dit hausse des prix : un appartement avec balcon ou terrasse coûte 8 à 12 % plus cher qu’un bien immobilier équivalent sans extérieur (données Meilleurs Agents de 2025). Dans certains secteurs du sud de la France, cette hausse peut atteindre 15 à 20 %.

Déjà en 2020, cette hausse des prix des appartements disposant d’un accès extérieur était constatée, avec toutefois des disparités selon les régions ou selon l’étage du logement (+ 6,9 % entre le premier et le troisième étage, contre + 14,1 % au dernier étage de l’immeuble).

La location aussi concernée par cette envie de vert

Le constat a été le même après la crise du Covid-19 pour le marché locatif : « De nombreux locataires qui se sont retrouvés dans des appartements sans sortie se sont tournés vers nous pour demander à déménager dans un logement avec sortie, bout de jardin, terrasse ou balcon. Peu importe. », précisait en 2020 à La Dépêche, Régis Beaussant, Président de la fédération FNAIM dans le département du Tarn.

Un besoin de grand air qui semble vouloir perdurer, tant pour les transactions immobilières que les locations.

En résumé

Loi Carrez : le balcon est-il compris dans la surface habitable ?

Non, le balcon n’est pas compris dans la surface habitable selon la loi Carrez, comme : les terrasses, loggias, sous-sols, garages, remises, combles non aménagés, vérandas, séchoirs extérieurs au logement, volumes vitrés, locaux communs et dépendances des logements. Toutefois, si le balcon est fermé, couvert, chauffé, avec une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 mètre, alors il sera compté dans la surface habitable loi Carrez.

Qu’est-ce qui est considéré comme un balcon ?

Un balcon est une plateforme extérieure en saillie sur la façade d’un bâtiment, généralement en étage et accessible depuis une pièce du logement. Il est ouvert sur l’extérieur pour profiter d’un point de vue. Il est protégé par un garde-corps, une balustrade ou une rambarde.

Quelles sont les normes pour un balcon ?

C’est l’article R134-59 du Code de la construction et de l’habitation qui fixe les normes de sécurité pour un balcon. Il est obligatoire d’installer un garde-corps autour d’un balcon situé à l’étage d’un bâtiment. C’est aussi le cas pour les galeries et les loggias. Il existe des règles de dimension des garde-corps fixées par la norme NF P 01-012.

Un balcon augmente-t-il la taxe foncière ?

Les balcons et terrasses ont toujours été pris en compte dans les méthodes de calcul de la taxe foncière de la part de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Leur présence peut augmenter ou diminuer la valeur, selon leur état et leurs caractéristiques. Finalement, c’est la valeur cadastrale du logement qui sert de base au calcul de l’impôt ou de la taxe.

Quelle est la différence entre un balcon, une terrasse et une loggia ?

Un balcon est en saillie sur la façade d’un bâtiment, tandis qu’une terrasse correspond à une surface plane extérieure. La loggia quant à elle est un espace extérieur couvert et encastré dans le bâtiment. Ces différences ont un impact sur l’usage, la réglementation et la valorisation du bien immobilier.