La Bretagne, nouvel eldorado sur le marché de l’immobilier

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La Bretagne, nouvel eldorado sur le marché de l’immobilier

 

Un vent nouveau semble souffler sur le marché français de l’immobilier. Et ce vent vient de l’ouest ! De plus en plus d’habitants des grandes villes souhaitent déménager en Bretagne pour se mettre au vert et fuir la chaleur. Décryptage.

Ruée sur la Bretagne : un attrait depuis le Covid

Après la crise sanitaire de 2020, alors que le marché de l’immobilier se posait déjà de nombreuses questions sur son avenir, une région a tiré son épingle du jeu : la Bretagne ! Les Français issus majoritairement des grandes villes se sont alors massivement tournés vers la pointe bretonne pour y habiter à l’année et télétravailler au calme.

Des Franciliens attirés par le grand air

Si la Bretagne a attiré plus que les autres régions rurales, c’est notamment parce qu’elle est accessible en TGV : un Paris-Rennes prend un peu moins de deux heures, ce qui pousse de nombreux Franciliens à investir dans la région. En effet, aujourd’hui, il est tout à fait possible d’habiter en Bretagne et de travailler dans une société située en Île-de-France !

Moins chère que la région parisienne, plus calme que les grandes villes, proche de l’océan, la Bretagne réunit ainsi tous les ingrédients pour séduire les citadins en quête de sérénité et d’un meilleur cadre de vie.

L’immobilier breton reste sous tension malgré un ralentissement du marché

Après l’envolée des prix observée au lendemain de la crise sanitaire, le marché immobilier breton est entré dans une phase de stabilisation.

Le principal facteur de tension actuel n’est plus exclusivement lié à l’afflux de nouveaux acquéreurs à la recherche de la perle rare, mais bien désormais à un manque persistant de logements neufs. Selon l’enquête « Statistiques logements : les chiffres de la commercialisation des logements neufs en Bretagne au premier trimestre 2026 (ECLN) » de la DREAL Bretagne (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), les ventes de logements neufs en Bretagne ont diminué de 22,3 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025 !

Cette diminution s’explique notamment par un ralentissement durable de la construction, avec de nombreux projets reportés sur l’ensemble du territoire français. L’offre demeure ainsi insuffisante pour répondre aux besoins dans plusieurs secteurs attractifs.

Par ailleurs, les professionnels estiment qu’un rééquilibrage des prix est nécessaire dans certains secteurs afin de fluidifier les transactions immobilières. Selon les données de la FNAIM de juin 2026, le pouvoir d’achat immobilier reste en effet contraint.

Recherche maison ancienne pour télétravailler, mais pas seulement

Aujourd’hui, le télétravail n’est plus le seul moteur qui pousse de nombreux acquéreurs à se tourner vers la Bretagne. L’attrait pour les maisons individuelles, et en particulier, pour les biens disposant d’un jardin, d’un balcon ou d’une terrasse demeure fort en Bretagne.

Face aux épisodes de canicule qui s’intensifient ces dernières années, la Bretagne apparaît comme l’une des régions les plus attractives de France. C’est aussi le cas de sa voisine, la Normandie.

Les acheteurs plébiscitent les biens sur le littoral et autour des grandes agglomérations. La Bretagne attire ainsi pour « ses littoraux préservés, ses villes moyennes dynamiques et ses bassins rennais et nantais en développement », comme le précise le baromètre de l’immobilier de la Chambre des Notaires de l’Ouest, de janvier 2026.

Ces villes offrent un parfait équilibre entre qualité de vie, accès aux services de proximité, tout en étant bien desservies.

En résumé

Comment se porte le marché immobilier en Bretagne ?

Le marché immobilier en Bretagne reste attractif, malgré un ralentissement observé par la DREAL Bretagne : les ventes de logements neufs ont chuté de 22,3 % au cours du premier trimestre de l’année 2026, en comparaison avec les chiffres de l’année 2025. Les transactions immobilières reprennent progressivement, portées par une demande soutenue sur le littoral breton et dans les villes principales.

Est-ce que les prix de l'immobilier sont en baisse dans la région Bretagne ?

Certains départements bretons connaissent une stabilité, voire une légère hausse, des prix. Cette tendance varie en fonction des territoires. Selon le baromètre de l’immobilier de la Chambre des Notaires de l’Ouest (de janvier 2026), l’évolution du prix médian par type de biens a été de :
• -0,5 % pour les appartements neufs (4 420 euros /m2),
• -0,2 % pour les appartements anciens (3 100 euros/m2),
• +0,8 % pour les maisons anciennes (229 900 euros),
• -1,7 % pour les terrains à bâtir (58 600 euros).

Tendance marché immobilier : où faut-il acheter en Bretagne ?

Cela dépend de votre projet immobilier ! Saint-Malo est prisée pour la location de courte durée liée au tourisme, Vannes pour l’investissement patrimonial, Rennes pour la location étudiante, etc. Faites appel à un professionnel de l’immobilier pour vous accompagner dans votre recherche de biens, que ce soit dans le Morbihan (56), le Finistère (29), les Côtes-d’Armor (22) ou l’Ille-et-Vilaine (35).

Quelles sont les projections pour le marché de l'immobilier en Bretagne en 2026 ?

Le marché immobilier breton devrait continuer à se stabiliser en 2026, avec une reprise progressive des ventes si les conditions de crédit demeurent favorables.