Plateformes en ligne de location saisonnière : la solution face aux impayés ?
Face aux impayés de loyer ou aux dégradations, les propriétaires-bailleurs sont de plus en plus nombreux à envisager la location de courte durée. C’est ce que démontre la nouvelle étude GALIAN-SMABTP x Viavoice. Ce n’est pourtant pas la meilleure solution face aux risques locatifs. Explications.
La place des revenus locatifs pour les propriétaires-bailleurs
GALIAN-SMABTP, l’assureur de référence des professionnels de l’immobilier et de leurs clients, a confié la réalisation d’une étude à l’institut de sondages Viavoice sur « La gestion des biens locatifs, regards croisés entre administrateurs de biens et propriétaires-bailleurs » (*), en avril dernier.
Son but : établir un état des lieux du marché locatif, saisir les attentes et préoccupations des bailleurs et des administrateurs de biens, notamment face aux loyers impayés.
Cette grande enquête a révélé que les propriétaires-bailleurs sont à la recherche de rentabilité et de fiabilité. En effet, les revenus locatifs représentent pour eux :
1. Un complément de revenus régulier, pour 53 % des sondés.
2. Des revenus sur le long terme, notamment pour la retraite, pour 40 %.
3. Un complément de revenus occasionnel, pour 18 %.
4. Une part importante de leurs revenus, pour 14 %.
5. Leur principale source de revenus, pour 5 %.
(*étude menée du 1er au 23 avril 2026, auprès de 102 administrateurs de biens professionnels indépendants de plus de 50 lots et du 2 au 23 avril 2026 auprès de 606 propriétaires-bailleurs extraits d’un échantillon représentatif de la population propriétaires âgés de 18 ans et plus).
Location saisonnière : une solution envisagée par les bailleurs
39 % des administrateurs de biens constatent une évolution du nombre d’impayés de loyer au cours des cinq dernières années.
Ainsi, pour sécuriser leurs biens et leurs revenus locatifs, les bailleurs se tournent de plus en plus vers les plateformes en ligne de location saisonnière, par crainte de déconvenues avec leurs locataires.
Selon l’étude GALIAN-SMABTP x Viavoice, 44 % des propriétaires-bailleurs ont des logements ou envisagent de mettre des logements en Airbnb ou via un autre dispositif similaire (Abritel, Booking, etc.). D’ailleurs, les revenus issus de la location représentent une part importante de leurs revenus : 68 % !
Pourquoi envisagent-ils ou ont-ils basculé vers la location saisonnière ?
• 56 % pour générer des revenus supérieurs à ceux d’une location classique,
• 55 % pour bénéficier d’une plus grande flexibilité dans la gestion du bien (disponibilité, usage personnel).
• 53 % pour réduire le risque d’impayés de loyer.
• 41 % pour garantir le bon état du bien grâce à des ménages fréquents.
• 40 % pour déléguer la gestion à la plateforme (paiement, caution, contrat, etc.).
3 % des bailleurs interrogés expliquent que ce choix est « temporaire, à un moment précis », mais aussi parce que « Airbnb est vu dans le monde et par beaucoup de personnes ».
Les préoccupations des propriétaires-bailleurs
Les difficultés rencontrées par les propriétaires-bailleurs sont nombreuses. Leurs principales préoccupations sont :
1. Trouver des locataires fiables pour 58 %.
2. Les loyers impayés pour 45 %.
3. La fiscalité pour 39 %.
4. Les changements fréquents sur la réglementation pour 34 %.
5. La complexité administrative pour 33 %.
6. La rénovation énergétique pour 31 %.
7. La rentabilité insuffisante (notamment à cause de l’encadrement des loyers) pour 28 %.
8. Le marché immobilier tendu (avec des difficultés à acheter, à emprunter, etc.) pour 18 %.
Ainsi, ces difficultés expliquent pourquoi les bailleurs sont tentés de louer leurs logements via Airbnb, Booking ou Abritel. Trop de stress, de litiges, de frais : ils ont besoin de sécurisation, de stabilité et de conseils. L’accompagnement par un administrateur de biens, dans le cadre d’un contrat de gestion locative, prend ici tout son sens.
En effet, les propriétaires-bailleurs doivent privilégier la gestion locative accompagnée pour protéger leur logement, sécuriser leurs revenus locatifs et être plus sereins. Via un professionnel de l’immobilier, ils peuvent souscrire une assurance des loyers impayés qui couvre les impayés, les dégradations, les litiges et le squat.
En prime, c’est leur administrateur de biens qui s’occupe de tout pour eux : gestion locative, gestion immobilière et gestion des litiges.
Pour ceux qui hésitent encore à confier la gestion de leur bien à un professionnel ? Découvrez 5 bonnes raisons de faire appel à lui !
En résumé
Appartement : est-il possible de louer un logement pour une durée de 3 mois ?
Oui, il est tout à fait possible de louer un logement pour une durée de 3 mois, via des dispositifs spécifiques comme le bail mobilité ou la location saisonnière. En effet, le bail mobilité a une durée comprise entre 1 à 10 mois, non renouvelable.
Qu'est-ce que la location de courte durée ?
L’article L324-1-1 du Code du tourisme donne une définition de la location de courte durée. Elle correspond à des meublés de tourisme (villas, studios meublés, appartements), à l’usage exclusif du locataire, loué pour la journée, la semaine ou le mois « à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile ». La location de courte durée est le plus souvent utilisée dans un cadre touristique. Elle obéit par ailleurs à une règlementation spécifique.
Investissement location saisonnière : qu'est-ce que la location de moyenne durée ?
La location de moyenne durée correspond à la mise en location d’un bien meublé pour une période de quelques mois, généralement comprise entre 1 et 10 mois. Elle peut être réalisée dans le cadre d’un bail mobilité, destiné notamment aux étudiants, aux salariés en mission temporaire ou en formation professionnelle.
Réglementation : quelle est la durée maximale d'une location meublée courte durée ?
S’il s’agit de la résidence principale du bailleur, la mise en location ne doit pas dépasser 120 jours pas an. Depuis l’adoption de la loi Le Meur (loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale), les communes peuvent limiter à 90 jours par an la durée maximale pendant laquelle les résidences principales peuvent être louées à des touristes.